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Actualités du Sénégal

Contribution : L’origine du mal…

Qu’on les appelle Archevêque, Évêque, Prêtre, Imam, Marabout, Khalife, ils sont nos guides spirituels. Ils nous baptisent à la naissance, nous enseignent nos religions respectives, nous dirigent lors des prières, nous font la première communion et la confirmation, nous marient, écoutent nos confessions, nous conseillent dans les moments de désespoir, nous sermonent devant les multiples tentations du quotidien et enfin, quand au crépuscule de notre existence, vient le moment du départ, ils prient pour le repos de nos âmes. Le spirituel agit donc de manière fort considérable sur le temporel. Comment alors oser gérer une cité de croyants sans tendre une oreille attentive au pouvoir spirituel?

La vérité c’est que nous avons délibérément exclu le spirituel des sphères politiques. Ce faisant, nous en avons chassé l’esprit de Dieu, lui refusant ainsi d’être le régent de nos âmes et de nos actions. Or, le spirituel est le garant de la morale et de l’éthique en tant qu’il participe de manière prépondérante à notre éducation et à notre socialisation. Le soustraire de la gestion de nos cités, c’est encourager la délinquance politique.
Voilà pourquoi le Sénégal est malade des Sénégalais qui, arc-boutés à des principes et préceptes dont ils ignorent tout, jusqu’aux fondements historiques, mènent les affaires politiques animés d’un profond complexe qui leur impose de s’accoter sur tout, sauf sur le liant de nos valeurs propres, elles-mêmes issues nos croyances spirituelles.

Les Militants de la vérité